Hommage à l’artiste peintre Baya

Hommage à l’artiste peintre Baya

Hommage à l’artiste peintre Baya : 

La magie des couleurs et des formes

femmes peintres algériennes à avoir exposé à l’étranger et faire connaître un art inspiré des traditions léguées par nos mères et la culture algérienne. Ainsi sont mis en relief signes, symboles, aouchem qu’on trouve sur les tapis, la poterie et autres objets que cette artiste a su, avec talent, «exporter» comme un art purement algérien.

De son vrai nom Fatma Haddad, Baya est née en 1931 à Bordj El-Kiffan, près d’Alger. Elle a connu un destin hors pair, une vie de femme, entrecoupée de rencontres surprenantes et de ruptures successives, à travers lesquelles elle a forgé son talent d’artiste peintre savoie .

Orpheline dès l’âge de cinq ans, elle a été adoptée par une famille française pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a mis à sa disposition papier, crayons et gouaches. C’est à l’âge de 11 ans qu’elle se mit à dessiner et à peindre, puisant son inspiration dans son imagination d’enfant.

Elle créa un univers merveilleux au centre duquel on retrouvait une femme aux yeux de biche, portant une robe somptueuse et entourée d’oiseaux fabuleux, de fleurs et de plantes. Elle réalisa en 1948 des terres cuites à Vallauris, qui charmèrent Picasso.

Quelques années plus tard, l’inventivité de la jeune fille attira l’attention du sculpteur Jean Peyrissac qui la présenta à Aimé Maeght. Baya n’avait que 16 ans en 1947 lorsque le célèbre galeriste exposa ses gouaches. Séduit, André Breton rédigea la préface du catalogue et conclut par ces mots : «Baya, dont la mission est de recharger de sens ces beaux mots nostalgiques : l’Arabie heureuse.